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Notre dernier colloque s'est déroulé le

La retraite, la ménopause, le départ des enfants... sont autant de « marqueurs » du temps qui passe et des réaménagements nécessaires qu’ils suscitent. Les couples et les familles qui nous consultent les évoquent comme autant de causes d’incompréhension et de conflit.
Vieillir dans le miroir et dans son corps peut être vécu comme une blessure narcissique insupportable dont on peut attribuer la responsabilité à l’autre.
La psychanalyse s’intéresse à la temporalité dans son aspect structurel et processuel. L’écoute porte notamment sur les traces, la régression et l’après-coup. Mais - comme l’écrit Freud - l’inconscient ignore le temps. Il importe alors de distinguer le fait biologique de vieillir - sur lequel la psychanalyse a peu de choses à dire - et l’appropriation subjective du temps qui passe et de ses effets.
Même s’il y a lieu d’être prudent et d’opérer cette distinction pour garder une cohérence épistémologique, le thérapeute de couple et de famille se trouve confronté à la coexistence des fantasmes et des aspects phénoménologiques.
Comment la castration qui pouvait être déniée par le mythe d’une éternelle jeunesse et d’une vie de couple et de famille intemporelle, peut-elle potentiellement se trouver révélée par «l’ordre des choses» ?
Ce colloque a été particulièrement réussi par la richesse des contributions et des échanges. La projection d'extraits de films illustrant avec à propos et humour le contenu des interventions a contribué avec originalité à créer une ambiance chaleureuse et stimulante.
Le numéro 188 de la revue Dialogues publiera plusieurs interventions.